Itinérance et cohabitation sociale à Montréal
Commentaires en ligne - Pistes d’action n°4 à n°6
- Danielle SylvestreLe suivi régulier des actions mises en place devrait avoir pour conséquence la mise en place de mesures correctives des actions erronées ou déficientes.
- Michael SevignyJe réagis aux pistes 4 et 5 en joignant mon commentaire sur la piste d’action 1
On dirait que vous ne voulez pas nous écouter. Que vous êtes déterminés à nous enfoncer cette vision dans la gorge et qu’on a qu’à s’y faire. Avaler la fameuse « mixité sociale « tel que prononcée par Valerie Plante.
Il n’y a pas de cohabitation possible. Les preuves sont là, nous n’arrêtons pas de les fournir, d’écrire. On dirait qu’on parle dans le vide. Il n’y AUCUN DÉSIR de cohabitation ici. Notre vie de quartier, notre paix sociale , ont été hypothéqués, détruits. - Charles Gough-MethotToutes ces idées ne s’attaquent pas à la véritable cause du problème. L’itinérance au début des années 2000 et celle d’aujourd’hui sont profondément différentes. À l’époque, il m’arrivait d’inviter une personne sans-abri à s’asseoir avec moi au McDonald pour lui offrir un repas. Ces personnes avaient certes des difficultés, mais elles n’étaient pas sous l’emprise de drogues aussi puissantes qu’aujourd’hui.
Désormais, il n’est pas rare de voir des itinérants allongés sur le ventre au milieu du trottoir dans le Vieux-Port après une injection d’héroïne, de sortir du métro et croiser quelqu’un fumant du crack avec un comportement erratique, ou encore d’apercevoir une personne en crise de toxicomanie déféquant en pleine rue Sainte-Catherine ou Saint-Laurent.
En réalité, le problème central est la consommation de drogues, et non le nombre de poubelles, l’insonorisation ou les espaces partagés. La Ville de Montréal devrait investir davantage dans la sécurité en renforçant l’action des forces de l’ordre et en rendant à nouveau illégale la consommation, la vente et la possession de drogues. De son côté, le gouvernement provincial devrait veiller à ce que les ressources nécessaires soient mises en place pour que les itinérants arrêtés soient traduits en justice et envoyés dans des centres de désintoxication obligatoires.
Bien que certains rechuteront, Montréal, une ville pour laquelle les citoyens paient des taxes, redeviendrait un endroit propre et sécuritaire.
- Manon RichardJ’ai lu votre document du début à la fin. Il est rempli de nobles intentions à l’égard des sans-abris, on ne peux pas être contre.
Je suis aux premières loges des problèmes d’itinérance puisque les sans-abris autochtones occupent l’entrée de notre bâtiment jour et nuit. Ils y entreposent leurs effets, beaucoup de nourriture et encore plus de canettes de bière… Je ne parle pas de la pisse et du vomi, malgré votre toilette chimique à proximité. Ils ne sont pas méchants, plusieurs sont très aimables et se veulent aussi serviables. Je les salue au passage et leur demande de dégager la porte avec respect.
Dans votre rapport, vous parlez comme si les itinérants attendaient tous un logement. Un, ce n’est pas exact et deux vous passez à côté de l’intoxication des itinérants et de la grande criminalité qui s’y ajoute.
En fin de journée, ils deviennent très agressifs. L’un d’eux m’a déjà menacée de mort et, n’eut été d’un de ses collègues qui l’a stoppé, il s’avançait pour me battre. J’ai appelé la police, vos groupes d’intervention ne peuvent rien pour ma sécurité dans un tel contexte.
J’habite mon quartier depuis 35 ans, je n’y ai jamais vu et senti autant de violence et de criminalité. J’ai eu à déloger de mon stationnement, dans la ruelle, des membres de gangs de rue qui se font la part belle avec les itinérants.
Les nuisances s’accumulent…
Et je ne vous parle pas du facteur de Postes Canada qui ne livre le courrier que s’il a accès à la porte et qu’il se sent en sécurité…
Pour rappel, ma Coop paie 31,000$ en taxe chaque année… il me semble que nous avons droit à un minimum de respect et de sécurité nous aussi.
Pour la cohabitation et l’inclusion, je pense qu’on a donné, cela dure depuis 2018, bien avant la pandémie.
Merci de tenir compte de la communauté des coopératives d’habitation de Milton Parc dans vos projets. Cordialement. - Patrick DubéAvec ce que coûte cette commission, on aurait pu amener des installations sanitaires et d'autres formes d'aide sur les campements.
On parle ici de ressources manquantes ou projetées. Alors que les campements sont en voie de se multiplier. - Benoit St-JeanPiste d’action n°4 : idées intéressantes, qui valent la peine d’être tentées.
Toutefois, pour le succès de toutes ces idées, un principe doit être absolument cardinal soit (tel que mentionné dans mes réponses précédentes) que les valeurs de tolérance et de respect soient demandées dans les 2 sens ! Autant aux personnes en situation d’itinérance envers les autres citoyens qu’aux autres citoyens envers ces personnes.
Piste d’action n°5. Oui. Mais ces principes doivent s’appliquer aussi aux lieux de rassemblements en dehors de ces centres de ressources, par exemple dans les parcs. Pour le parc des faubourgs, alors qu’il y a toujours un grand projet (encore flou ...) de réaménagement du parc dans le cadre de la réfection de la tête du pont Jacques cartier et du PPU des faubourgs, il sera impératif de comme vous le dites bien de « Prendre en considération les éléments susceptibles de générer des enjeux de cohabitation sociale » tant dans la conception que dans la réalisation de ce grand réaménagement.
Merci pour cette consultation.
En espérant que tous ces commentaires soient bel et bien pris en compte
Benoit St-Jean
Au nom de ma petite famille (c’est par choix que nous avons décidés d’élever notre famille en ville, plutôt que dans la banlieue Sud, où j’ai moi-même grandi)
Et des résidents de notre petite copropriété, riveraine du parc Des Faubourgs