Itinérance et cohabitation sociale à Montréal
Commentaires en ligne - Pistes d’action n°1 à n°3
- Anthony GagnonLes pistes doivent tenir compte des besoins réels et des ressources disponibles. L'élargissement du nombre d'arrondissements inclus et des services proposés doit faire l'objet d'un examen de besoins, de l'efficacité des mesures et du potentiel de viabilité à long terme.
- Danielle SylvestreLa collaboration avec des bailleurs de fond en dehors du RSSS dans le but de renforcer le financement des ressources nécessiterait une révision en profondeur des contraintes administratives imposées aux organismes partenaires. Les clients des ressources du RSSS risqueraient aussi de se voir systématiquement orienté vers des ressources alternatives moins achalandées que celle du RSSS, à leur détriment.
- Julie VovanJe ne vois malheureusement jamais de travailleurs ou de travailleuses sociales aborder les itinerants.es et les aider dans le milieu. Ces personnes sont essentielles. Par exemple, je ne vois jamais quelqu'un discuter avec une personne itinérante pour l'accompagner et la guider. Un jour, j'ai parlé avec Stella, une sans abris. Elle m'avait racontée qu'elle avait vécu avec sa soeur mais que maintenant elle ne pouvait plus demeurer avec elle. Stella était connue. Un an après ma rencontre, elle est décédée dans le froid. Si elle était connue des organismes, et qu'elle avait visiblement des compétences, pourquoi restait-elle dans la rue ? Pour un climat sécuritaire, ce n'est pas le devoir de la SPVM d'effectuer un travail social. Il semble que si des travailleurs sociaux ou travailleuses sociales sortaient faire du terrain et de la prévention, nous aiderions à créer un climat accueillant et bienveillant. Les gardes de la STM ne peuvent aider à l'extérieur du métro. Il faut absolument que les services sociaux viennent directement à la rencontre des itinérants.es, ne pas attendre qu'ils soient en crise. En voyant les professionnels s'occuper des itinérants.es, les autres sont davantage rassurés et peut-être inspirés. Ceci crée un environnement bienveillant et aidant, mais surtout inclusif. Il y a un manque d'inclusion de la part des gens parce qu'on ne sait pas comment aider. Est-ce qu'il existe un service social municipal pour les sans-abris ?
- Michael SevignyJ’habite Milton Parc depuis maintenant 30 ans. Il n’y aucune cohabitation possible avec les Inuit itinérants encore moins les nombreuses personnes indésirables qu’ils attirent ( revendeurs de drogues, etc ) . Jamais notre quartier n’aura t’il été aussi dangereux. Je ne sais pas ce que ça va prendre pour que vous nous écoutiez. Les gens ont peur, ne veulent plus sortir la nuit tombée. Boudent les commerces sur et autour de Parc. Même Les Galeries du Parc malgré la présence de sécurité sont de moins en moins sécuritaires. Parlez-en au personnel des commerces, ou aux agents de sécurité.
- Ruth GagnonJe suis entièrement d'accord avec cette posture cependant ceci nécessite une diversité importante de ressources et des efforts accrus par toutes les parties prenantes des différents paliers de gouvernance tant fédérale, provinciale que municipale pour répondre aux besoins des personnes qui vivent dans la rue. Malgré la politique sur l’itinérance, il y a encore des trous de services importants tels que des centres de jour offrant des services en soirée et la nuit. Un effort doit aussi être mis pour maintenir les personnes en logement particulièrement pour les personnes très désaffiliées ou ayant des problèmes au plan de la santé mentale et de la dépendance. Beaucoup de ces personnes ont subi des traumas importants dès l'enfance qui n'ont jamais été traités conséquemment cela nuit à leur autonomie dont la capacité à vivre en logement. Les OSBL qui gèrent ces ressourcent doivent disposer de ressources humaines suffisantes financées en conséquence afin de travailler dans une approche de haute tolérance pour les accompagner et les maintenir en logement. Par ailleurs, les organismes tel que l'Office municipal d’habitation, doivent revoir certains règlements afin d'augmenter leur seuil de tolérance envers les personnes qui ont de la difficulté à payer leur loyer. À ce titre l’OMH pénalise les personnes qui ont une dette envers une instance gouvernementale tel que l’aide sociale en ne prenant pas en compte le montant réel de son revenu (pourtant la dette est remboursée à la source à même son chèque).C'est bien de leur offrir un toit mais il faut aussi s'assurer que certaines pratiques administratives ne les remettent pas à la rue. En résumé, toutes les solutions apportées pour aider les personnes les plus vulnérables doivent faire l'objet de politiques décloisonnées, cohérentes et ayant le même objectif de les sortir de la rue. À ce titre, les gouvernements ont un rôle à jouer, par exemple, le montant alloué par la Sécurité du revenu devrait être revu à la hausse particulièrement pour les personnes seules. Vous le dites d'entrée de jeu dans votre mémoire. Ce montant est insuffisant pour permettre de se loger et de manger ou de recourir à certains autres besoins tel que le transport. Tant que nous n'aurons pas une vraie politique contre la pauvreté, tous les efforts faits ne seront jamais optimums et nous n’atteindrons pas les résultats escomptés. L’acceptabilité sociale augmentera dans la mesure ou les citoyens constateront que les bonnes ressources sont disponibles pour soutenir les personnes dans la rue aux moments opportuns avec les bons outils.
- Delphine DeromeJe trouve que les trois pistes d'actions sont très intéressantes.
Concernant la piste #2 :
Serait-il possible d’apporter plus de précisions sur les mesures de sécurité envisagées ainsi que sur le plan par poste de quartier ?
Pourrions-nous offrir une formation aux habitants du quartier sur la manière d’interagir avec les personnes en situation d’itinérance ou de toxicomanie ?
Les syndicats des copropriétés avoisinantes du CACTUS pourraient-ils envisager de mutualiser un agent de sécurité effectuant des rondes ? Une participation plus active des propriétaires-citoyens pourrait avoir un impact positif. - Étienne FerlandLe SPVM ,la STM ne doit pas être juste en accompagnement. On doit sortir les gens désorgasnisés de la drogue. Pas criminaliser les gens qui soncomment, mais fair eune guerre de tous les instants au revendeurs. Qui emplifie la désoragnisation des gens vulnérables. Il n'est pas vrai que de laisser un itinérant, malade mental fumer du crac permettre une insertion. On coupe l,approvisionnement en drogue et ensuite on aide la personne à s'aider.
Il y a beaucoup de pensée magique. D'OBNL et de bon sentiments dans ce que je lis ici. Cependant, la cohabitation ne devrait pas exclure les résidents, ou les usagers du métro par exemple. Dans le métro les gens vulnérables et sans abris, n'ont pas leur place. Point. La STM ne doit pas avoir le mandat d'accompagner les gens, de les déployer vers les ressources. La STM doit transporter ses usagers - les usagers qui payent.
La localisation de service doit avoir un minimum d'acceptabilité sociale. Mais le SPVM doit être beaucoup plus visible, actif et coercitif. - Mathieu DenomméeTout l'esprit des mesures avancées m'apparaît à revoir. Le but principal de ces mesures devrait être d'identifier les itinérants qui souhaitent s'en sortir. Considérant la prévalence des problèmes de santé mentale, que ces problèmes soient liés ou non à la consommation d'alcool ou de drogues, le but secondaire aurait dû être d'identifier les itinérants dont les problèmes de santé mentale ne sont pas irrémédiables afin de les ramener dans le système de santé par TOUS les moyens. Le troisième but aurait dû être de trouver des moyens d'identifier et de garder contact avec les itinérants qui le sont depuis peu de temps afin de leur fournir un logement le plus rapidement possible pour éviter que leur santé mentale ne se dégrade. Enfin, il serait important de quantifier la dépense totale des divers paliers de gouvernement pour fournir les services dans chaque arrondissement, ainsi il serait possible de privilégier les initiatives les moins coûteuses. En ce qui concerne les itinérants dont les problèmes de santé mentale SONT irrémédiables (aucune probabilité de rémission), il serait opportun d'activer les mesures pénales lorsqu'ils commettent des délits pour les mettre en prison où ils pourront être pris en charge par le système de santé dont ils ont besoin malgré leur volonté.
- Ethan StucklessThese are great goals and actions. I do take issue with the #2 action track. It does not provide any concrete information or standards. It seems to be mainly comprised of buzzwords and vague notions of collaboration and security and this and that. A more specific language is needed, along with a more concrete vision of what you intend to do. Otherwise, it is safe to assume its only purpose is platitudes devoid of action. Moreover, it is unclear as to whether the SPVM involvement is mean't to further police the presence of the homeless. There is a difference between saying one is working to establish a positive relationship and actually taking action to create a positive relationship. As things stand currently i don't beleive the homeless and the police have a positive relationship. I would like to hear more about what specifically the SPVM is doing to rectify that.
- Hugues BreilUn des problèmes majeurs de cohabitation réside dans les situations liées à la drogue.
Les deux premières pistes d'action parlent de sécurité et de collaboration des services. Des moyens accrus (financiers ou autres) permettant de limiter le trafic de drogues et une collaboration des services pour mieux identifier et stopper les dealers agirait directement à la source de ce symptôme.
De même pour la troisième piste: Des moyens accrus aux organismes permettant d'encadrer la prise de stupéfiant et pour mieux gérer les personnes sous l'effet récent d'une prise, seraient les bienvenus. - Charles Gough-MethotToutes des pistes de solutions, mais le mandat de la ville n'est pas si vague. Nous avons des ressources financières restreintes nous devons faire des choix. La ville de montreal doit respecter ses champs compétences. Tous ce qui touche la santé publique est une compétence provinciale. La sécurité et la.propreté de la ville sont des champs de competence de la ville. La ville devrait mettre ses efforts dans ses deux aspects au lieux d'inventer plein de programme qui ont peu d'effets sur le terrain. Depuis la mise en place de se type de.programme comme les piqueries supervisés et la.tolerence des campements la situation ne fait que s'aggraver à Montréal. Certaines rues ne sont plus accessibles au centre ville de montreal pour raison de securité et la piste cyclable de notre.dame est non sécuritaire, je ne peux plus y avoir accès avec mes enfants.
- Patrick DubéPiste 1 : Il serait temps que EMMIS rende des comptes sur ses opérations. Le rapport utilisé pour justifier le démantèlement des campements Notre-Dame était en fait une note de coin de table relative au boisé Steinberg. Voir aussi le rapport de Ted Rutland sur les escouades mixtes (à moins que vous vouliez descendre dans la rue pour un stage d'un mois).
Piste 2 : Quoi? Il en faudrait plus? Les services de police et les sous-traitants privés sont déjà partout. Plus de coercition ne fonctionne pas : au moins une des commissaires devrait le savoir.
Piste 3 : Intéressante. Il y manque toutefois les campements et les personnes concernées. - Stefanie ViensJe suis résidente du Sud-Ouest, je suis de l'avis que la ville devrait cesser le démantelement des campements de personnes en situation d'itinérance. Puisque les refuges et les services actuels ne suffisent pas, démanteler les campements est un acte cruel qui a un effet plus que néfaste sur la santé mentale et physique des PSI. Enlever des campements c'est enlever leur dernier recours. Je crois même que nous devrions désigner certains espaces vierges comme étant des espaces à campements légaux (si ce n'est que temporairement), qui pourraient regrouper des ressources (toilettes, intervenants, etc.)
J'aimerais également appuyer un projet mentionné durant l'une des consultations: celui de l'organisation Point de rue de Trois-Rivières, qui implique les PSI dans le nettoyage de quartier. Je crois fermement que la propreté peut favoriser la cohabitation sociale, surtout pour les résidents qui s'inquiètent pour l'état de leur quartier accueillant des personnes vulnérables. Même l'ajout de poubelles dans les espaces publics souvent fréquentés par des personnes en situation d'itinérance pourrait aider sur ce point.
Merci - Irina EntinJ’ai le cœur brisé pour les personnes en situation d’itinérance. Il semble que toute solution doit être complet (pas juste des logements mais du soutien en santé mentale en parallel).
Pour moi personnellement, il est primordial que toute personne respecte le civisme, propreté, sécurité, etc. On devrait avoir tolérance zéro pour l’harcèlement, la violence, la consommation de drogue publique, etc, si on veut une centre ville habitable.
Par exemple, j’habite à ste Marie et mes enfants ont peur sur leur chemin à l’école puisqu’on voit régulièrement des gens en crise et en train de consommer la drogue. Ma fille était régulièrement approché à la bibliothèque ou près du. Entre communautaire et elle ne veut plus marcher seule. Mes enfants ne peuvent plus jouer dans notre ruelle verte sans voitures à cause de la présence régulière des excréments humain.
La situation n’est plus supportable pour les familles ainsi que d’autres gens qui respectent les lois et leurs voisins.
- Julie LallementJ’ai pu constater la présence de brigades mobiles l’été dernier sur sainte Catherine ouest. L’initiative est positive mais à mon sens, elle ne semble être utile que pour les conflits ou problèmes mineurs (quelqu’un qui a une tenue ou un comportement inapproprié et qui accepte d’entendre raison momentanément).
En revanche, je ne pense pas que cela puisse résoudre les gros problèmes causés par les drogues dures. Ma famille et moi sommes exposés à de plus en plus de cas chaque année. Individus zombies qui se mettent dans des états lamentables et souvent indécents (un homme nu sur un banc d’arrêt de bus devant un magasin métro où des familles se rendaient, un autre échoué sur un rocher, un autre en train de se piquer sous notre réverbère…). Les centres de shoot ne favorisent pas la « cohabitation ». En plus du bruit et de ces scènes qu’on ne voudrait pas monter à nos enfants, nous avons plusieurs fois dû réparer des bris causés par des personnes sous influence ou des itinérants souffrant visiblement de maladie mentale (clôtures, voiture…).
Notre sentiment de sécurité diminue d’année en année. Certains de ces individus peuvent se montrer véhéments lorsqu’ils sont en manque, voire aggressifs. Et dans les zones qu’on laisse « zombifier », tout le monde finit par partir.
Les décisions dures doivent être prises par ceux qui en ont le pouvoir, en s’attaquant à la source du problème (trafic, détention, consommation, comportement sur la voie publique) et pas nécessairement en demandant aux citoyens de vivre (de moins en moins bien) avec les conséquences. - Benoit St-JeanN’étant pas expert en ces questions, les pistes de solutions semble faire bien du sens. Faudra voir comment cela va se passer concrètement sur le terrain, surtout pour faciliter la cohabitation dans les secteurs où il y a des concentrations de personnes en situation d’itinérance. On parle « d’équipe mobile intervient 24h/24 et 7j/7 pour résoudre les problèmes de cohabitation sociale ».
Moi et ma famille sommes riverains du parc des faubourgs. Quand en pleine nuit les nuisances sonores (fêtes, cri, etc) nous empêche carrément de dormir (et que par exemple fiston a le lendemain un examen final du ministère...), pourra-t-on compter sur rejoindre facilement et rapidement ces équipes et d’avoir des résultats rapides ?
La Ville nous demande (nous impose en fait) d’être très tolérants et respectueux envers ces personnes en situation d’itinérance. Nous voulons bien. Ces personnes le mérite bien sur. Mais peut-on espérer que cela soit concrètement réciproque ? Jusqu’ici, avec le 311, la police, les règlements sur les nuisances sonores, etc, nous n’avons jamais obtenu de résultat probant et nous devons toujours (en été c’est régulier) nous résigner a essayer de faire avec et de dormir tant bien que mal. Ceci souvent malheureusement en nous « enfermant » chez nous, même si la température nocturne est à 24-25-28C.
Police : ne poste de quartier ne pourrait-il pas organiser des rencontres avec les riverains du secteur pour échanger sur ces problématiques et nous informer de comment ils peuvent nous accompagner?
Merci à l'avance!