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Règlement pour une métropole mixte
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Mixité

Dans certains quartiers, les ménages à faible revenu ont de plus en plus de difficulté à trouver un logement convenant à leurs capacités de payer et doivent parfois laisser la place à d’autres ménages plus fortunés. Ce phénomène entraîne une importante diminution de la mixité sociale caractéristique du milieu montréalais.

La Ville de Montréal souhaite continuer d’accueillir et d’offrir des milieux de vie de qualité pour les jeunes familles, les étudiants, les nouveaux arrivants, les aînés, les personnes vulnérables et les travailleurs. Parmi ses objectifs, le projet de Règlement vise à assurer la création et le maintien de quartiers pouvant accueillir une diversité de besoins résidentiels.

Le projet de Règlement prévoit l’inclusion de logement social, abordable et familial sur l’ensemble du territoire montréalais pour tous les projets résidentiels de 450 m2 ou plus (environ cinq logements). Une fois en vigueur, le Règlement s’appliquerait donc à l’ensemble des arrondissements, qui auraient l’obligation d’en faire respecter les exigences. Les pourcentages exigés pour chaque type de logement varient selon l’emplacement et la taille des projets résidentiels.

Questions pour stimuler votre réflexion

  • Comment rendre l’offre de logement la plus inclusive possible?
  • Comment faire en sorte que les ménages habitant dans un quartier où le coût des logements augmente rapidement puissent rester dans leur logement?
  • Quelle est votre perception du comportement du marché immobilier dans votre quartier, votre milieu de vie ou votre arrondissement?
  • Projetez-vous dans l’avenir. En l’absence d’un règlement, quelle sera la situation en matière d’habitation dans votre quartier?

S’il vous plaît, donnez une réponse la plus précise et détaillée possible.

Résultats

Voici toutes les contributions reçues dans le cadre de ce questionnaire.

Veuillez noter que nous avons conservé les textes originaux sans procéder à aucune modification ou correction dans les limites de la netiquette de l'Office.

1. Opinion présentée par NORBERT MORIN

C'est un concept totalement folichon dont l'effet sera de maintenir dans la crasse des quartiers entiers. La modernisation de quartiers délabrés passe par l'initiative privée et la nouvelle obligation qui sera faite découragera quiconque veut embellir l'environnement urbain et social d'un quartier. Personne de la classe moyenne ne souhaite vivre parmi des souillons. Au contraire, c'est une libération de s'évader de ce genre de quartier. À mon arrivée à Montréal comme étudiant, j'ai dû me taper l'environnement de St-Michel avec les coquerelles; ensuite ce fut Villeray, beaucoup plus sain, propre et agréable à vivre; je suis maintenant à l'Ile-des-Sœurs, un paradis que personne ne veut voir mixé.

2. Opinion présentée par Noëlle Samson

Dans le Mile End, un promoteur immobilier est entrain d’acheter un tas d’immeubles ( comprenant logements et commerces ) sur les rues commerciales. Plusieurs magasins ont fermé boutique, suite à une hausse de loyer vertigineuse.
D’autre part, de nombreux locataires ont été expulsés sous prétexte de rénovations ou locations à la famille.
En fait, ces logements se louent maintenant à des montants de loyer exorbitant. ..ou restent vides! L’avenir risque de transformer notre quartier en une zone réservée aux riches propriétaires et aux Airbnb..

La Ville devrait pouvoir protéger les logements locatifs en les achetant et créer plus de coopératives pour mettre ces logements hors marché ( dans le Centre-Sud et à Pointe-Saint-Charles, les organismes en logement ont su faire une différence en travaillant ensemble ). Moins de possibilités dans notre quartier car moins de terrains disponibles. Mais la Ville devrait réserver tous les terrains dont elle est propriétaire pour du logement social, pour les familles les plus pauvres et les personnes seules.
La régie du logement devrait être beaucoup mieux outillée afin que les dossiers se traitent rapidement et efficacement.
Pour les petits commerces de proximité, la Ville devrait mettre des mesures efficientes pour qu’ils ne croulent pas sous les taxes...et créer une régie des commerces, avec des pouvoirs réels.

3. Opinion présentée par olivier benoit

Bonjour, j'habite dans la petite patrie depuis maintenant 6 ans et même avec un si petit échantillon de temps, j'ai été capable de constater le nombre de nouveaux projets immobiliers, flips et autres constructions qui favorisent l'embourgeoisement dans le voisinage.
Je suis inquiet de la direction que prend le développement du quartier, la mixité est quelques choses d'essentiels, selon moi, dans la société. Les bulles démographiques ne font qu'amplifier les croyances stéréotypées par rapport à l'âge, le revenu, l'origine et autres facteurs discriminants. Il est important d'offrir la possibilité à chacun de rester dans son quartier, d'être prêt des transports en communs, des parcs, des écoles, des services et des commerces de proximité.

4. Opinion présentée par Michèle Fournier

Je suis née et j’ai vécu près de 30 ans autour du parc Lafontaine,aujourd’hui Le Plateau;
A l’ccasion,je suis retournée marcher dans mon quartier.......Quel revirement!
Seuls les nouveaux arrivants,jeunes professionnels et autres ont tous les droits;
On veut une population jjeune,instruite,dynamique......les moins bien nantis,les vieux,les grosses familles ont été chassés......
Même situation dans les arrondissents qui rénovent.....Hochelaga-Maisonneuve,Le Plateau,St Henri,Lachine etc On pousse les résidants moins bien nantis à l’extérieur non seulement de la ville,mais aussi à l’extérieur de l’île de Mtl

5. Opinion présentée par Marie Bourbeau

J’habite le Centre-Sud, un quartier en grande transformation, sans un règlement protégeant l’acces à un logement abordable, le quartier risque de perdre le génie des lieux qui l’anime depuis longtemps!
Il faudrait aussi faciliter l’acces À la propriété en soutenant des projets de fiducie sociale comme Vivacité. Il faut soutenir aussi la création de Coopératives d’habitation qui ont fait leurs preuves.

6. Opinion présentée par bruno Lemieux

Plutôt que de demander aux promoteurs d'inclure du logement social et abordable à ses frais,tous les paliers de gouvernement devraient participer au montage financier. Si le promoteur refuse d'y inclure les logements, lui faire payer double pénalité

7. Opinion présentée par Rafael Azocar

La ville de MTL, devrait fixer les prix des logements, inspecter et exiger aux propriétaires à offrir des logements décents et en bon état, comme propriétaire moi même j’offre à mes locataires un appartement très propre bonne qualité, je suis certain que c’est possible d’exiger des propriétaires des appartements en bon état de salubrité. Actuellement il y’a trop de laisser aller et les propriétaires abusent, surtout avec nouveaux arrivants.
Si la ville ne veut pas imposer de choses aux propriétaires, alors la ville devait construire plus des logements de qualité pour les pauvres, ceux qui sont obligé de vivre avec le misérable salaire minimum.
Mon quartier s’enrichît et les propriétaires encore plus, j’insiste, il faut imposer des exigences aux propriétaires.

8. Opinion présentée par Pilar Hernandez Romero

La manque d'espaces dans mon quartier (Notre-Dame-de-Grâce) fait impossible la création des nouvelles coopératives.

9. Opinion présentée par Patrick Guillemet

Question 1

Beaucoup trop vague. Les données pertinentes sont absentes, ainsi que les hypothèses de solution.

Question 2

La seule chose que la Ville puisse faire est un congé de taxes municipales, à condition qu'il soit répercuté aux locataires.

Question 3

Je n'ai aucune information à ce sujet

Question 4

Cette question est hypothétique et stupide. On ne peut connaître l'effet d'une chose qui n'existerait pas.

10. Opinion présentée par Gilles Marie Lesage

Il pourrait y avoir participation de la ville à des grands projets privés ( 25-150 logements)ou des unités de logements seraient louées selon les capacités financières des locataires donc à prix réduit pour les personnes ayant une capacité de payer limité ou au prix du marché toujours selon la capacité de payer. On pourrait alors faire cohabiter dans des logements de qualité semblable des personnes d'une condition financière voisine du seuil de la pauvreté et des personnes disposant de revenus plus élevés

11. Opinion présentée par France Landry

La Pointe-Nord de l’Ile des Sœurs fait déjà partie d’un secteur huppé. Les futurs habitations doivent respecter l’environnement actuel et s’harmoniser avec le style de l’Ile des Soeurs. Avec l’arrivée du REM, la valeur des maisons devrait augmenter. La qualité de vie, le respect de l’environnement (arbres, parcs, verdissement) doit être priorisé et protégé par un règlement en ce sens.

12. Opinion présentée par Marie Bourbeau

Sans ce règlement, le quartier que j’habite, près de centre-ville, en grande restructuration échappera complètement à ses résidents actuels, qui soit ne pourront plus y habiter parce que trop cher, soit ne s’y retrouveront plus parce que le tissus social aura été trop boulversé.

13. Opinion présentée par Céline Robert

La marché immobilier est impitoyable, l'argent pèsera toujours plus lourd dans la balance que tout autre argument. J'appuie le projet de règlement de la Ville de Montréal tel que proposé, j'appuie dans le désir de réguler l'accès et le coût du logement en faveur des moins nantis notamment au regard de nouveaux projets de construction, et ce dans les différents quartiers.

Il faut se soucier de l'accès pour les familles mais aussi pour les personnes seules ou vieillissantes qui pourraient elles aussi être chassées de leur quartier par la spéculation et l'augmentation des coûts de logement qu'elle entraîne.

14. Opinion présentée par Lisette Julien

Merci pour ce nouveau règlement pour une métropole mixte de l'administration Plante . J'espère qu'il sera pérenne et que tous les acteurs et tous les partenaires pourront le maintenir à flot.

Les 3 promoteurs du Secteur des Faubourgs semblent converger vers cette mixité social tant recherchée.

15. Opinion présentée par Sébastien Jean

1 - Plafonner la hausse des loyers par secteur au moyen de règlement, assurer des loyers commerciaux abordables pour permettre aux commerces de proximité abordables de subsister.

2- Mettre en places des mesures pour prévenir cette hausse. Favoriser la création de coopérative d'habitation, offrir des subventions aux locataires et aux commerçants de proximité (comme à San Francisco)

3- Il me semble que le logement locatif est concentré entre les mains de peu de personnes, que les hausses sont drastiques et sans égards pour les locataires. Les baux commerciaux font disparaître de nombreux commerçants qui douvent laisser leur place à des commerces beaucoup moins abordables ou à des franchises. De nombreux espaces commerciaux sont laissé à l'abandon faute de locataires. De nombreux propriétaires (et locaitaires) louent leur logements sur Air BnB sans aucun recours pour les citoyens puisque les inspecteurs sont trop peu nombreux et que les preuves sont difficiles à obtenir. La spéculation est énorme et de nombreuses tactiques malhonnêtes sont utilisées pour hausser rapidement le prix des logements (reprendre le loyer pour la famille et ne pas le louer réellement pour ensuite louer au double du prix) De nombreuses histoire vont en ce sens.

4- Je crois que si la tendance se maintient, les loyers de mon quartier seront réservés à une élite économique et que la proportion du revenu consacré au logements explosera et fera en sorte que le revenu disponible pour le reste (les commerces de proximité et les activités culturelles par exemple) baisseront radicalement. L'accès à la propriété sera pratiquement impossible pour les individus

16. Opinion présentée par Stéphanie LeBlanc

Pour qu'une véritable mixité sociale soit possible, les propriétaires ne doivent pas y faire obstacle en s'ingéniant à trouver des moyens tordus et plus ou moins légaux pour pousser leurs locataires à revenu moyen ou faible dehors pour ensuite augmenter leurs loyers pour attirer une clientèle cossue qui finira par en faire un quartier "riche".

Il pourrait donc y avoir une campagne de sensibilisation pour rappeler aux propriétaires ce que leur permet ou ne leur permet pas la loi mais aussi pour informer les locataires de leurs droits. Ensuite, il pourrait y avoir des incitatifs financiers (subventions ou autres) pour les convaincre des vertus de la mixité. Les propriétaires et les locataires se considèrent mutuellement comme des ennemis naturels mais ce ne devrait pas être considéré comme une fatalité. Il doit y avoir moyen de réconcilier les deux groupes.

J'habite dans un 4 et demi abordable (500$) depuis 22 ans. Je ne l'aime plus, j'aimerais beaucoup le quitter et je sais que les proprios seraient ravis que je m'en aille mais je sais qu'il me serait impossible de trouver, ne serait-ce qu'un 3 et demi à ce prix-là. C'est une situation inconfortable car je me sens de trop et je vis près d'une autoroute (une facteur de risque pour l'Alzheimer et le cancer) mais j'ai de la chance: il y a des personnes à faible revenu qui vivent dans de véritables taudis et qui paient beaucoup plus cher. Je suis donc résignée à continuer à vivre dans mon logement. J'espère seulement ne pas y mourir.






17. Opinion présentée par Louise Sexton

L'offre de logement doit-elle invariablement être ''la plus inclusive possible''?
La mixité maximale est peut-être un objectif attrayant pour les urbanistes politiquement corrects, mais il en faut pour tous les goûts. De toute façon, Montréal ne tombera jamais dans l'excès contraire des ''gated communities" américaines.
J'habite pour ma part dans un immeuble pour aînés autonomes. J'ai travaillé fort toute ma vie et j'ai bien mérité de vivre en paix mon quatrième âge, avec des gens et dans une atmosphère qui correspondent à mes valeurs chrétiennes, à ma culture et à mon histoire. Et dans cet immeuble, il y a tout de même une certaine mixité de langue et d'orientation sexuelle au sein d'une homogénéité d'âge -- bien qu'il y ait déjà des différences notables entre les boomers de 65 ans et leurs aînés de 85+. Chose certaine, la tranquillité, le savoir-vivre et la sécurité y règnent. La "diversité", le tumulte et l'incivilité de certains quartiers avoisinants ne nous manquent nullement.
Je vous signale également l'existence aux très progressistes Pays-Bas de béguinages, où des communautés de femmes apprécient de partager un même style de vie. N'oubliez pas non plus qu'un tiers des ménages montréalais sont composés d'une seule personne. Ces gens veulent-ils volontiers cohabiter dans des immeubles avec des "trâlées d'enfants"? Pensez-y bien...
Merci de votre attention.

18. Opinion présentée par Kersti Sunne

The broader the variety of options, the more people will have interactions with one another. Once people in different economic/age/cultural brackets get to see/associate/know each other, the less tensions are likely to develop. After all, everyone has the same dream of living their lives well. Providing hope for their own future and that of the next generations can only be achieved with inclusiveness.

19. Opinion présentée par Louis Rastelli

The notion that low income communities can be maintained or added to new high-rise residential complexes in the central parts of the city is completely naive. Imagine a low-income family being asked to move into a unit in a new high-rise mainly aimed at well-to-do residents -- firstly, the amount of public money needed to buy or create units in such expensive parts of town and in expensive high-rise developments is unfair to residents needing social housing units in much less expensive parts of town.
The approach of the city should not be to enter the housing market as a developer nor to partner up with developers, but to impose strict rules and policies preventing the rampant construction of projects and units aimed almost solely at higher income buyers or investors.
It is sad to put it in such blunt terms, but neighborhoods that have become very expensive where affordable housing is being aggressively replaced with higher-priced units, rental or to sell such as condos, have already made low-income living difficult with most of those residents moving elsewhere in high numbers.
The city should look towards where these people are managing to find low-income areas and work hard to find policies and measures that will help keep these areas affordable. In other words, it is a waste of time to try to find a way to force developers to include low-income residents in their otherwise high-income projects.

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