DÉROULEMENT

5 septembre 2019
Plaza Centre-Ville

9 h - 9 h10

Mot d'ouverture (salle Régence)

9 h 15 - 10 h

Conférence d'ouverture (salle Régence)

10 h - 10 h 15

Pause

10 h 15 - 11 h 45

Panel 1 (salle Régence)

Panel 2 (salle Cartier)

11 h 45 - 13 h 45

Lunch

13 h 45 - 15 h 15

Panel 3 (salle Régence)

Panel 4 (salle Cartier)

15 h 15 - 15 h 30

Pause

15 h 30 - 17 h

Panel 5 (salle Régence)

17 h - 17 h 10

Mot de la fin (salle Régence)

 

CONFÉRENCE D’OUVERTURE : Lyon Vallée de la Chimie, vers des cohabitations heureuses

Fortement marquée par un héritage industriel et un lourd passif environnemental, la Vallée de la Chimie constitue la principale porte d’entrée sud de la Métropole de Lyon. Territoire regroupant plus de 100 000 habitants et près de 50 000 salariés (dont 10 000 dans les filières chimie-énergie-environnement), la Vallée de la Chimie est caractérisée par la présence de grandes infrastructures (portuaires, fluviales, autoroutières et ferroviaire) qui permettent de lier le territoire au centre-ville de Lyon mais qui créent aussi des ruptures importantes entre les différentes fonctions urbaines. La cohabitation des activités industrielles et des « territoires habités » est la résultante de processus d’urbanisation rapides et non planifiés. Comment, dans ce contexte, repenser un projet de territoire pour faire de la Vallée de la Chimie un quartier à part entière ? Quels outils de planification, d’aménagement et de gouvernance mobiliser ? Julien Lahaie, en charge du projet à la Métropole de Lyon présentera la méthode lyonnaise et soulignera les points de convergence/divergence avec les enjeux du secteur Bridge/Bonaventure.

  • Julien Lahaie, directeur de la Mission Vallée de la Chimie pour le Grand Lyon
     Présentation

Julien
Lahaie

 

PANELS 1 ET 2 : 10 h 15 à 11 h 45

Panel 1 - Mettre en valeur le patrimoine de manière cohérente

Défi : morcellement bâti et paysager

Depuis le 19e siècle, des vagues de transformation successives ont façonné un secteur qui rassemble aujourd’hui plusieurs symboles montréalais: le silo no 5, l’enseigne Farine Five Roses, Habitat 67, des vues imprenables sur le centre-ville, etc. Le patrimoine qui caractérise Bridge-Bonaventure revêt ainsi de multiples formes: industriel, architectural, paysager, historique. À l’aube d’une nouvelle transformation, comment mettre ces patrimoines en valeur tout en assurant une cohérence et une intégration entre le passé et l’avenir, entre le bâti et le naturel, et entre tous les éléments formant l’identité unique d’un territoire aux multiples visages?

Ce panel se penchera sur l’histoire du patrimoine industriel montréalais et ses mutations pour en comprendre l’importance et la signification. Vous découvrirez l’histoire d’un cas de mise en valeur d’un bâtiment iconique, l’Écomusée du Fier Monde, et une tendance émergente: le recours aux usages transitoires pour garder le patrimoine vivant.

  • René Binette, directeur général de l’Écomusée du Fier Monde
     Présentation
  • Taïka Baillargeon, chargée de recherches chez Entremise
     Présentation
  • Joanne Burgess, directrice du Laboratoire d'histoire et de patrimoine de Montréal
     Présentation

René
Binette

Taïka
Baillargeon

Joanne
Burgess

Panel 2 - Mettre en scène des entrées de ville harmonieuses

Défi : morcellement paysager et d’usage

Que l’on arrive de la Rive-Sud, de Verdun, de l’Ile des Soeurs ou de bien plus loin, que l’on soit un usager quotidien ou un visiteur occasionnel, Bridge-Bonaventure représente un lien stratégique avec le centre-ville, car y convergent les ponts Samuel-De Champlain et Victoria. Le secteur est traversé par le corridor Bonaventure, dont la transformation en boulevard urbain est à l’étude, par la rue Bridge, et bientôt par le Réseau express métropolitain. Comment profiter de ces transformations pour favoriser une cohérence avec l’identité et les fonctions du lieu, et une continuité de design avec le centre-ville tout en favorisant une fluidité des déplacements, quel qu’en soit le mode?

Le panel explorera les liens entre infrastructures de transport, mobilité et design d’entrées de ville, et les opportunités que ces liens présentent pour des aménagements fluides et respectant l’identité urbaine.

  • Sylvain Paquette, directeur de la Chaire en paysage et environnement de l’Université de Montréal
     Présentation
  • Michèle St-Jacques, professeure à l’École de technologie supérieure
     Présentation

Sylvain
Paquette

Michèle
St-Jacques

 

LUNCH : 11 h 45 à 13 h 45

 

PANELS 3 ET 4 : 13 h 45 à 15 h 15

Panel 3 - Renforcer les connexions en transports actif et collectif

Défi : morcellement spatial et d’usage

Peu importe le mode de déplacement, Bridge-Bonaventure est un territoire auquel il est peu aisé d’accéder, et sur lequel il est tout aussi compliqué de se déplacer. Pourtant, chaque jour, des employés, des résidents et des visiteurs y évoluent, et un volume impressionnant de marchandises y transitent. En effet, le Port de Montréal et la minoterie ADM, notamment, y exercent leurs activités économiques et ont recours aux voies ferrées qui le traversent. Le défi consiste alors à tenir compte des infrastructures lourdes en place, sans créer d’engorgement pour les voies locales, dans l’optique d'encourager les transports actifs et collectifs dans le secteur tout en augmentant la connectivité avec les quartiers limitrophes.

Ce panel introduira la notion de cohérence entre urbanisme et transports durables, présentera des modes d’aménagement en faveur de la sécurité des cyclistes et des piétons, et dévoilera une solution testée dans plusieurs villes du Québec: les navettes autonomes.

  • Florence Paulhiac, professeure au Département d’études urbaines et touristiques à l’UQÀM
     Présentation
  • Marie-Soleil Cloutier, directrice du Laboratoire piéton et espace urbain à l’INRS
     Présentation
  • Pascal Charbonneau, directeur principal aux opérations de Transdev
     Présentation

Florence
Paulhiac

Marie-Soleil
Cloutier

Pascal
Charbonneau

Panel 4 - Soutenir la mise en réseau d’espaces publics par une trame verte

Défi: morcellement spatial et écologique

Bridge-Bonaventure comporte des paysages et des richesses naturelles uniques, méritant d’être révélés. Cependant, ces atouts sont parfois difficiles d’accès, par exemple les berges, en plus d’être situés sur un secteur hautement contaminé. La création d’une trame verte permet de relier ces points d’intérêt par un réseau de voies piétonnes ou cyclables végétalisées, réduisant du même coup les îlots de chaleur. Mais au-delà de la continuité spatiale, une trame verte a également le potentiel de réintroduire des continuités écologiques favorables à la biodiversité urbaine sur le secteur et au-delà.

Le panel vous permettra de comprendre en détail ce qu’est une trame verte et les avantages qu’elle présente. Il abordera également les bonnes pratiques du verdissement urbain, et détaillera un projet de création de corridor écologique et vivrier, entre le Mont Royal et le nouveau campus de l’Université de Montréal.

  • Éric Robitaille, chercheur d'établissement, Institut national de santé publique du Québec
     Présentation
  • Aurélie Genries, chargée de projets - Gestion des milieux naturels et Développement durable
     Présentation
  • Alexandre Beaudoin, conseiller en biodiversité à l’Université de Montréal
     Présentation

Éric
Robitaille

Aurélie
Genries

Alexandre
Beaudoin

 

PANEL 5 : 15 h 30 à 17 h

Panel 5 - Renouveler des activités économiques et urbaines

Défi: morcellement fonctionnel

Bridge-Bonaventure bénéficie d’une situation stratégique du point de vue économique, avec la présence du quai Bickerdike et des voies ferrées du Canadien National, ainsi que la proximité du centre-ville. Le secteur a donc très tôt attiré des acteurs industriels emblématiques de l’économie montréalaise. Parmi eux, plusieurs sont encore présents, dont la minoterie ADM. Plus récemment, des acteurs du secteur des télécommunications et de l’audiovisuel se sont implantés, notamment dans le Parc d’entreprises de la Pointe-Saint-Charles. Mais il existe assez peu de synergies ou d’intégration entre toutes ces activités économiques et leurs sous-secteurs géographiques. De plus, le territoire comporte également des habitants, et il se pourrait que le résidentiel s’y développe à l’avenir. Comment choisir et mettre en place des conditions de saine cohabitation entre ces fonctions et ces acteurs, tout en insufflant un regain de dynamisme au secteur et en lui conférant une identité homogène?

Ce dernier panel posera les bases du concept de développement urbain, fera la lumière sur le potentiel de l’économie sociale pour la création de milieux de vie complets, et précisera les conditions de succès de la mixité fonctionnelle.

  • Richard Shearmur, professeur et directeur de la School of Urban Planning de l’Université McGill
     Présentation
  • Charles Gagnon, agent de développement au Chantier de l’économie sociale
     Présentation
  • Andrée-Anne Coll, conseillère Aménagement et urbanisme chez Vivre en Ville
     Présentation

Richard
Shearmur

Charles
Gagnon

Andrée-Anne
Coll